Le metteur en scène en tant que traducteur

On a l’impression en France qu’en lisant un bouquin de Tolstoï ou Dickens, on lit Tolstoï ou Dickens : mais c’est stupide ! Pour lire Dickens il faut lire l’anglais ! Si vous écoutez une œuvre musicale ou si vous allez au théâtre voir Hamlet, ce que vous regardez ce n’est pas Hamlet, vous le savez bien ! Vous regardez Hamlet vu par un metteur en scène.

Aussi le traducteur en tant que sujet situe (ou “met en scene”)  le texte original dans une autre langue:

Tout ce que je dis, c’est que par nature, la traduction est une interprétation. Il ne peut pas y avoir de traduction objective, parce que c’est quelqu’un qui fait une traduction. Quand je dis “par nature” ça veut dire que ce n’est ni bien ni mal, c’est un fait de l’ordre de l’existant. Alors que faut-il demander à une traduction ? Ce n’est pas qu’elle soit fidèle, mais qu’elle soit cohérente, c’est-à-dire qu’elle soit une lecture, et une lecture appliquée. Une lecture pratique.

via L’Oeil électrique.

Your language is essentially

I bumped into a list of 1000 “Essentialist Explanations” in the form “Language X is essentially language Y under conditions Z”.

Here are a few of my favorites:

Basque is essentially the distance between kaixo and agur.

English is essentially the language of people who think that everybody else speaks their language. French is essentially the language of people who think that everybody else should speak theirs.

Spanish is essentially a language that should be called Castilian, for the relief of Basques, Gallegos and Catalans.

Italian is essentially Tuscan dialect as spoken by a Lombard.

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